Marie-Claude 3

Evidemment elle me demanda si je n’étais pas fou, puis comme j’insistais encore et certainement pour que je lui fiche la paix avec cela, elle me dit finalement qu’elle était d’accord. Je sentais bien par contre qu’elle n’était pas du tout décidée à le faire.

Régulièrement je revenais sur le sujet et lui rappelais ses engagements. A force d’insistance à un moment j’ai compris que j’avais réussi à la persuader de franchir le pas.
En effet, un beau jour que je rentrais d’un nouveau et long déplacement, elle me dit qu’elle avait quelque chose à me confier. Je compris immédiatement ce que c’était et tout excité et fébrile je l’entraînais dans la chambre où je la déshabillais et la caressais tout en lui demandant de m’expliquer tout en détail. Elle me révéla alors qu’un jour un représentant était passé, qu’ils avaient discuté, puis que ce représentant constatant qu’elle était momentanément seule l’avait draguée. Elle s’était laissée séduire par cet homme et qui l’avait entraînée dans la chambre où il l’avait complètement déshabillée. A ma demande Marie-Claude me précisa dans les détails comment tout cela s’était passé, les caresses qu’elles avaient subies et comment enfin elle avait été possédée par cet homme.

Je me souviens encore du plaisir que j’ai pris à l’écoute de ce récit et avec quelle fougue j’ai ensuite fait l’amour à Marie-Claude. Mais aussitôt après avoir été calmé de ce côté là, c’est la jalousie primaire qui s’est manifestée, je me reprochais mon attitude et évidemment exigeait que Marie-Claude ne recommence plus et me soit désormais complètement fidèle.
Je pensais alors en avoir fini avec mon fantasme, mais cela ne dura pas très longtemps avant qu’il ne se manifeste à nouveau. Je pensais souvent à Marie-Claude qui avait fait l’amour avec un autre homme. Cette pensée qui m’avait tourmenté finissait par devenir agréable. J’eus même bientôt envie que cela se renouvelle et cela à un tel point qu’à nouveau je priais et persuadais Marie-Claude d’avoir une autre aventure.

Cela effectivement se reproduisit, d’ailleurs avec le même représentant que la première fois, un prénommé Gérard. Mais il y avait même d’avantage. Marie-Claude m’expliqua donc que Gérard était un jour repassé et qu’elle avait refait l’amour avec lui. Mais peu après, un autre homme était venu s’étant fait passer pour le patron de Gérard et lui avait fait comprendre qu’il désirait bénéficier d’elle des mêmes faveurs. Marie-Claude accepta et fit donc également l’amour avec cet homme. Cette révélation me fit énormément plaisir, je ne sais pas pourquoi, mais le fait qu’elle ait été possédée sur une courte période par deux hommes aiguisait encore mon contentement et flattait l’esprit de mon fantasme. Bien sûr après avoir moi-même fait l’amour à Marie-Claude et calmé mon excitation, les affres de la jalousie resurgirent. J’avais à nouveau des regrets, mais cette fois je n’en parlais pas à Marie-Claude, sachant que le besoin de satisfaire mon fantasme allait de nouveau se manifester et l’emporterait sur ma jalousie.

Effectivement mon fantasme se mit à nouveau à me tenailler, exigeant toujours plus pour satisfaire mes curieuses envies. J’ai donc encouragé Marie-Claude à continuer de cette façon et à profiter de toutes les occasions qui se présenteraient. En fait pendant que nous étions à Charleville, toutes les aventures de Marie-Claude sont restées dans l’entourage de ce représentant prénommé Gérard qui démarchait pour une société de Reims où il devait probablement demeurer. Assez régulièrement il passait à Charleville et ne manquait pas de venir voir Marie-Claude. Toutefois elle n’a pas toujours accepté de faire l’amour avec lui, soit qu’elle n’avait pas envie ou soit que j’ai d’une façon ou d’une autre montré une certaine jalousie. Mais quand même le plus souvent, et bien sûr pour me faire plaisir, elle se laissait faire.

Nous n’avions pas encore le téléphone et je n’avais pas beaucoup confiance dans le courrier. Dans nos lettres pour faire état de ces aventures nous parlions de « visites ». Dans celles que j’adressais à Marie-Claude, je souhaitais qu’elle en ait et parfois dans ses lettres elle me disait que j’allais être content car elle avait eu de la visite. Ce qui était étrange dans ces longs déplacements c’est que je me rendais bien compte qu’une bonne partie de mes collègues vivaient dans la hantise d’être trompés, alors que moi secrètement je souhaitais ce qu’ils redoutaient tant. Il faut dire qu’il y a eu pas mal de divorces, de séparations et d’incidents, les trois quarts d’entre nous avaient entre vingt et trente ans et la fréquence de déplacements de parfois deux mois sans interruption conduisait inévitablement à des aventures.

J’étais en quelque sorte à l’abri de ces événements puisque étant au courant de tout, je ne risquais pas d’être trompé. Et puis cela permettait éventuellement à Marie-Claude de se « défouler » avec Gérard.

Patrick
patoreste @ aol.com

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