Marie-Claude 5

Cette nouvelle me combla de joie, d’autant plus que Marie-Claude m’avoua que cela lui avait été agréable et qu’elle était prête à recommencer. Je l’encourageais bien sûr à poursuivre cette relation. Mais cette fois ne voulant plus passer pour un mari bafoué, je demandais à Marie-Claude de révéler à notre médecin que j’étais au courant.

Pour essayer d’expliquer ma position à notre médecin, Marie-Claude devait prétendre que nous étions un couple moderne et libéré, vivant chacun les aventures qui se présentaient. Toutefois notre médecin n’a jamais été rassuré et a toujours craint que je n’arrive au mauvais moment, si bien que malheureusement cette relation n’a pas duré.

Toujours est-il que ma répulsion à me trouver en présence d’un homme qui avait possédé ma femme, avait disparue. Bien sûr il fallait que je sois certain de la discrétion de l’intéressé, comme notre assureur puis notre médecin. Mais je me demandais toujours pourquoi j’avais ces fantasmes, pour quelles raisons je prenais du plaisir à ce que ma femme s’offre ainsi à d’autres hommes. Le fait était là et je n’y pouvais rien, mais de plus, ce fantasme se renforce toujours au point de devenir une véritable obsession à laquelle on ne peut plus résister. Pour tenter de me rassurer sur mon état mental, je lisais de temps en temps les confessions dans « Union » ou « Couples » de ceux qui partageaient le même fantasme. J’y trouvais un prétexte pour continuer. Je découvrais aussi parfois des récits qui me donnaient des idées et je ne tardais pas à mettre l’une d’elle en application, j’en garde un souvenir hautement érotique.
Un jour que nous étions en ballade à Paris, j’emmenais Marie-Claude dans le quartier Pigalle. Les photos suggestives qui s’étalent devant les boîtes de strip tease ainsi que la visite de sexe shops nous avaient mis en état pour passer à la phase suivante. Je proposais alors à Marie-Claude d’aller voir un film érotique dans un cinéma du quartier. Elle accepta, mais avant je l’entraînais dans un café voisin et lui demandais de passer aux toilettes pour y retirer sa culotte. Elle dut se faire un peu prier, mais finalement consentit à le faire. Nous étions à l’époque en été et Marie-Claude portait une robe légère entièrement boutonnée sur le devant.

Après m’être assuré qu’elle avait bien retiré sa culotte nous entrèrent dans le cinéma. Le film était déjà commencé, ce qui eut le mérite de rendre notre arrivée plus discrète. Il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, et quasi aucune femme. Nous étions assis depuis environ cinq minutes, lorsqu’un homme vint s’installer à côté de Marie-Claude. Quelques instants plus tard elle me donnait des coups de coude pour me montrer la main de cet homme qui lui caressait le genou. Cyniquement je lui dis « laisses toi faire » en le prononçant juste assez fort pour que l’homme entende également. Devant ce consentement de ma part et même cet encouragement, l’homme poursuivit son exploration. Je revois encore avec délice cette main qui défaisait un à un les petits boutons de la robe qui s’ouvrait de plus en plus largement sur les cuisses de Marie-Claude. Comme je l’y avais invitée, Marie-Claude se laissait faire, son souffle devenait court au fil de la progression de cette main et elle entrouvrit ses cuisses pour permettre à l’homme de lui caresser le sexe. Cette vision m’était particulièrement agréable. Les choses n’allèrent pas plus loin, mais au moins j’avais été témoin de cette scène.

Nous recommencèrent cela une ou deux fois, toujours à Paris, mais le problème était qu’ensuite ces hommes se masturbaient et souillaient Marie-Claude, ce qui ne nous plaisait pas du tout. D’ailleurs nous partageons Marie-Claude et moi l’idée d’un érotisme soft, excluant toute vulgarité ou pornographie.
Cela m’avait beaucoup plut de voir Marie-Claude caressée par un autre, mais évidemment ce qui constitue l’extase érotique pour moi est de la voir faire l’amour avec un autre. Malheureusement c’est arrivé trop rarement à mon goût et encore la plupart du temps c’était avec le cousin Serge. Je me souviens toutefois d’une expérience avec un copain que je m’étais fait lors d’un stage de sport à l’étranger.

Avec ce copain prénommé Christian nous avons partagé pendant un mois la même chambre ce qui favorise les confidences. Je ne lui avais toutefois pas révélé mon fantasme, mais nous parlions souvent d’érotisme, sujet qui passionnait Christian. Lors de notre retour en France je l’invitais à venir passer un week-end chez nous, puisque lui demeurait à Paris. Il accepta et nous l’accueillirent comme convenu. La journée se déroula avec les banalités d’usage. Pour la soirée nous avions commencé par un bon repas, copieusement arrosé, dans un restaurant. Au cours de celui-ci et certainement sous mon impulsion, nous avions essentiellement parlé de sexe, si bien que nous étions déjà pas mal excités. Lorsque nous sommes rentrés à l’appartement, je n’ai pas eu trop de mal à proposer un strip poker. Je n’ai jamais rien trouvé d’autre pour voir Marie-Claude se déshabiller devant un autre homme. C’est évidemment ce qui s’est passé, bien sûr non d’une façon brusque, mais petit à petit, lentement, de façon à stimuler l’excitation. Lorsqu’elle fut complètement nue, je commençais à l’embrasser, à la caresser et du regard j’invitais Christian à en faire autant. Il ne se fit pas prier et une nouvelle fois j’assistais avec un plaisir intense au spectacle d’un homme caressant le corps dénudé de ma femme. Nous passèrent ensuite dans la chambre, où Marie-Claude docilement s’allongea sur le lit et s’offrit à Christian. C’était pour moi une immense joie de voir mon fantasme se réaliser sous mes yeux. Christian s’est révélé être un amant très ardent, ce qui n’était pas pour me déplaire au contraire, une bonne partie de la nuit fut très agitée. Toutefois il manquait de retenue, car le lendemain, il avait parfois des gestes équivoques alors que nos enfants étaient présents, et cela bien sûr nous ne pouvions l’accepter. Il nous a quitté comme convenu dans le courant de l’après-midi, mais devant son attitude qui nous avait un peu choquée, nous ne l’avons plus invité.

Après ma réussite au concours, je suis parti à l’école des Inspecteurs. Le côté réussite professionnelle ne calmait pas pour autant mon fantasme. J’étais même frustré car j’aurais voulu que Marie-Claude vive d’autres aventures et je ne manquais pas régulièrement de l’encourager. Un dimanche soir, pendant cette période d’école, s’est présenté mon cousin Serge. Du fait que je devais repartir pour l’école très tôt le lendemain matin, je l’ai un peu évincé. Il m’a toutefois demandé s’il pouvait venir passer une soirée dans la semaine, me précisant qu’il serait accompagné de son copain de toujours prénommé Guy. Bien sûr, je n’allais pas refuser cela. Le week end suivant Marie-Claude me raconta qu’un soir de la semaine comme convenu, Serge est arrivé avec son copain Guy. Etant venus pour cela, ils se montrèrent de suite très entreprenants. J’avais obtenu de Marie-Claude la promesse qu’elle les accueille et se laisse faire. Elle poursuivit son récit en me disant qu’ils ne tardèrent pas à se retrouver dans la chambre où Serge et Guy se déshabillèrent et se couchèrent dans le lit. Sous leurs yeux Marie-Claude se déshabilla complètement et vint se coucher entre eux. Au cours de la nuit, tour à tour, ils la possédèrent plusieurs fois. Je m’imaginais cette scène avec délectation en me disant que j’aurais tellement souhaité en être témoin.

Mais des mois se passaient sans que rien ne se produise, malgré les encouragements que je prodiguais à Marie-Claude. Un jour elle me révéla qu’elle était assez régulièrement suivie par un homme qui semblait s’intéresser à elle. C’était bien sûr un habitant de notre ville et cela pouvait être compromettant quant à la discrétion. Toutefois je n’y tenais plus et j’étais prêt à prendre certains risques. Aussi il m’apparaissait moins intolérable que quelqu’un apprenne que Marie-Claude ait un amant. J’invitais donc Marie-Claude à se laisser draguer par cet homme, ce qu’elle fit et cet homme, prénommé Alain, ne tarda pas à devenir son amant.

Il venait assez régulièrement à l’appartement et chaque fois Marie-Claude me racontait ces visites, ce qui me comblait de joie, d’autant qu’elle semblait y prendre elle-même beaucoup de plaisir. A ce sujet et à cette période, il était bien entendu que je devais être celui qui donnait quand même le plus de plaisir à Marie-Claude. Je n’aurais pas toléré qu’un autre la fasse jouir plus que moi. Alain était marié et sa femme était enceinte. Lorsque cette dernière est entrée en maternité, Alain a demandé à Marie-Claude si elle pouvait venir passer les soirées chez lui. Bien sûr elle accepta et dans le même temps, conformément à mon souhait, lui révéla que j’étais au courant de cette situation que j’encourageais. Bien sûr Alain me trouva bizarre, mais cela lui facilitait les choses et il en profita. Donc durant le séjour de la femme d’Alain à la maternité, soit environ une dizaine de jours, chaque soir je voyais avec délice Marie-Claude se maquiller, mettre des dessous coquins, etc, bref se préparer pour un autre que moi et assez étrangement cela m’excitait.

Patrick
patoreste @ aol.com

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